Sujet souvent difficile à accepter pour les parents, la kleptomanie est parfois constatée chez leur enfant. Je vous propose les grandes lignes de cette maladie.
Les spécialistes qualifient la Kleptomanie dans les DSM 5. Il s’agit du manuel Diagnostique et Statistique des Troubles mentaux.
Le classement de la kleptomanie le définit comme un trouble descriptif concernant le contrôle des impulsions et des conduites.
Aucune résistance possible face au vol d’objets pour le kleptomane. De plus, le forfait n’est pas destiné à un usage personnel et ne répond à aucune valeur commerciale.
La kleptomanie passe une sorte de tension irrépressible avant de commettre le geste. Lors du vol, il éprouve une sorte de gratification mêlée à du plaisir voire un soulagement.
Il n’exprime ni sentiment de vengeance ni de colère en exerçant ce geste.
Il convient de bien différencier le vol classique, la simulation de vol. Il faut parfois distinguer les défis entre ados voire le vol comme pour une personnalité antisociale.
C’est aussi le cas d’un épisode maniaque de la personne atteinte de trouble bipolaire.
Certaines études penchent pour la présence de facteurs génétiques. Psychologiquement, des antécédents de psycho-traumatismes sont constatés.
Parfois, le patient ressent un manque d’estime de soi, une incapacité à parler de sa frustration. Après son geste, le kleptomane ressent de la honte et le sentiment de culpabilité l’envahit.
Quelques cas se mettent à consommer des substances psycho-actives comme l’alcool et les benzodiazépines. La dépression peut faire place voire le suicide face à une situation sociale intolérable.
Pour le kleptomane enfant ou ado, le psychiatre peut mettre l’accent sur les thérapies cognitivo-comportementales. Ainsi, le jeune patient va tenter de remplacer les comportements impulsifs par des comportements et des pensées alternatifs.
La mise en pratique se fait directement sur le terrain. Accompagné du psychiatre, le kleptomane s’exerce à choisi les articles afin de les régler en caisse.
En fait, le spécialiste l’amène à résister à l’impulsion de dérober. Le patient est encouragé et félicité à chaque étape réussie.
Pour gérer l’impulsivité, la méditation de pleine conscience est requise. Il s’agit d’une ressource thérapeutique adaptée.
Les études concernant l’évolution de la Kleptomanie sont rares, les rechutes sont fréquentes. En outre, entrer dans une démarche thérapeutique est long. De plus, la thérapie peut parfois être un échec. Retrouvez d’autres cas en lisant ceci.
Crédit Photo : institutrice.com & femmeactuelle.fr
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