Face à l’incertitude de la date d’accouchement, l’angoisse est souvent de mise surtout chez les mamans qui attendent leur premier enfant. Je vous livre plus de détails concernant cette nouvelle technique.
De nos jours, la date d’accouchement prévue repose sur deux critères. Il s’agit de la date des dernières règles ainsi que la première échographie.
La plupart des femmes accouchent avant ou après la date prévue. Néanmoins, aucune ne dépasse le terme.
Hormis le développement du fœtus, le déclenchement du travail et de l’accouchement, plusieurs paramètres sont concernés. Selon le professeur d’anesthésie Brice Gaudillière, il faut tenir compte des changements physiologiques.
Cela met en avant des variations de systèmes biologiques. Il faut inclure le métabolisme, l’immunologie, les hormones.
La cyclométrie de masse a permis aux scientifiques d’identifier des changements biologiques actifs lors de l’entrée en travail des futures mamans.
Il faut citer l’augmentation des stéroïdes dérivés de la progestérone. Ils permettent le sevrage de l’utérus face à la progestérone.
Il faut également inclure une forte concentration d’IL1R4. Il s’agit d’un inhibiteur de protéines inflammatoires qui subit une augmentation importante 15 jours à un mois avant l’accouchement.
Il faut aussi noter une réaction locale au niveau du placenta.
Le test sanguin qui permet de connaitre la date précise d’accouchement sera opérationnel dans 2 à 3 ans. Il est connu sous l’appellation de test sanguin prédictif de date d’accouchement.
Le test est effectué en deux étapes. La première prise de sang est programmée lors du 2ème trimestre de grossesse.
La seconde prise de sang est prévue lors du 3ème trimestre de grossesse. En fait, les prises de sang viennent en complément de l’estimation clinique et échographique.
Dans le futur, un test sanguin va faciliter la détection des risques d’accouchement prématuré. Dans ce cas, il faut prévoir des prélèvements de sang chez une future maman qui présente des contractions très tôt au cours de sa grossesse.
De plus, il faut surveiller les facteurs d’identification afin de savoir si la patiente est dans une phase de pré-travail.
Les travaux vont servir à la progression des méthodes pour le déclenchement de l’accouchement. Les recherches sont effectuées à la Stanford University School of Medecine aux Etats-Unis.
Une publication de la revue Science Translational Medecine du 5 mai 2021 traite de cette avancée importante. L’étude a porté sur 63 femmes durant les 100 premiers jours de grossesse.
Leurs dons de sang ont permis l’analyse de 7 142 signaux. Retrouvez d’autres thèmes ici.
Crédit Photo : journaldesfemmes.fr & femmeactuelle.fr
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